Revalorisation du SMIC et du minimum garanti au 1er juin 2026 : montants applicables en métropole et outre-mer
Publié le :
27/05/2026
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La revalorisation annuelle du salaire minimum constitue un mécanisme central de régulation des rémunérations les plus basses. Par un arrêté du 22 mai 2026 relatif au relèvement du salaire minimum de croissance, pris en application des articles L 3231-5 et suivants du Code du travail, les pouvoirs publics procèdent à une augmentation du SMIC ainsi qu’à celle du minimum garanti. Ces nouvelles valeurs s’imposent à l’ensemble des employeurs et des salariés relevant du droit privé à compter du 1er juin 2026.
Un relèvement du SMIC applicable dès le 1er juin 2026 sur l’ensemble du territoire, avec une adaptation pour Mayotte
À partir du 1er juin 2026, le montant du SMIC brut horaire est porté à 12,31 euros en métropole. Ce taux s’applique également en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à La Réunion ainsi qu’à Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon. Pour un salarié soumis à la durée légale de 35 heures hebdomadaires, le SMIC mensuel brut atteint désormais 1 867,02 euros. Un dispositif spécifique demeure toutefois en vigueur à Mayotte. Dans ce département, le SMIC brut horaire est fixé à 9,56 euros, correspondant à 1 449,93 euros mensuels pour un temps complet. Cette différence résulte des adaptations législatives propres à ce territoire.Une revalorisation corrélative du minimum garanti et des conséquences immédiates pour les employeurs
L’arrêté procède également à l’augmentation du minimum garanti, désormais établi à 4,35 euros à compter du 1er juin 2026. Cette valeur est applicable en métropole, dans les collectivités régies par l’article 73 de la Constitution ainsi qu’à Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon. Ce montant sert notamment de référence pour l’évaluation de certains avantages en nature et pour le calcul d’indemnités spécifiques. Pour les employeurs, cette revalorisation implique un contrôle sans délai des rémunérations versées afin d’assurer le respect du salaire minimum légal. Des répercussions peuvent également se produire sur les grilles conventionnelles indexées sur le SMIC. Le versement d’une rémunération inférieure au minimum légal expose à des rappels de salaire ainsi qu’aux sanctions pénales prévues par le Code du travail.Historique
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